Chlorella et Digestion

Anne Daudin, Naturopathe

Au mois de février, la nature semble encore endormie, et pourtant elle se prépare patiemment à accueillir l’énergie du printemps et du renouveau. Notre corps suit les mêmes cycles et se met au diapason. Il est important de l’accompagner en douceur dans cette transition. C’est le moment propice pour commencer à nettoyer notre organisme, l’aider à éliminer les toxines de l’hiver, tout en lui apportant des nutriments essentiels pour une bonne vitalité. C’est justement cette action synergique qu’apporte la chlorella pour nous soutenir dans cette transition saisonnière.

La chlorella est une algue microscopique d’eau douce apparue sur Terre il y a 2 milliards d’années. Cultivée depuis un demi-siècle en Orient (Japon, Taïwan), elle est actuellement très étudiée par les scientifiques pour ses nombreuses propriétés, en particulier nettoyantes et détoxifiantes. 

Sa composition nutritionnelle est très riche : de 50 à 60 % de protéines dont les 8 acides aminés essentiels, des glucides, des acides gras polyinsaturés comme les oméga-3, des fibres, des vitamines (A, B1, B2, B6, B12, C, E, K), des minéraux (calcium, fer, magnésium, potassium, zinc) et de puissants antioxydants tels que la chlorophylle, le bêta-carotène et la lutéine.

Grâce à sa grande richesse en nutriments, la chlorella apporte au corps tous les éléments indispensables à son bon fonctionnement. Elle nourrit et soutient en particulier les organes digestifs en charge du nettoyage et de l’évacuation des déchets, comme le foie et l’intestin. La digestion s’en trouve améliorée, créant ainsi un cercle vertueux. Les études scientifiques ont mis en évidence un effet protecteur de la chlorella sur le foie [1] et sur la barrière intestinale [2].

La chlorella exerce aussi une action locale au niveau de l’intestin grâce notamment à ses fibres. La microalgue contient en moyenne 20 % de fibres insolubles non assimilées par le corps, réparties essentiellement au niveau de sa membrane cellulaire. Ces fibres ont la capacité de capter les substances nocives (telles que les métaux lourds, les dioxines, les pesticides, les colorants de synthèse…) qui sont ensuite évacuées naturellement par les selles. Elles facilitent également le transit, ce qui permet de lutter contre la constipation et d’éliminer plus rapidement les toxines. Les fibres de la chlorella ont aussi une action prébiotique, en nourrissant les bonnes bactéries intestinales et en multipliant leur nombre [3], maintenant ainsi une bonne santé du microbiote intestinal.

La chlorella se distingue par sa concentration en chlorophylle, puissant agent nettoyant et détoxifiant. La chlorophylle assainit l’ensemble du tube digestif. Elle réduit la production de gaz et de toxines d’origine digestive.

Mon conseil Naturo : Pour accompagner le corps dans son processus de détoxication tout en lui donnant de la vitalité, une cure de chlorella est la bienvenue, sur une durée de 4 semaines (renouvelable). Il est conseillé pour un adulte de prendre entre 2 et 5 g par jour de chlorella en 2 à 3 prises, avant le repas avec un grand verre d’eau et à distance des médicaments. Il est préférable d’augmenter progressivement les doses : commencer par 1 ou 2 comprimés de 500 mg par jour la première semaine, puis 3 à 4 comprimés par jour la 2ème semaine, 5 à 6 comprimés par jour la 3ème semaine, et enfin 7 à 8 comprimés par jour la 4ème semaine. Côté alimentation, les fruits et légumes de saison sont nos meilleurs alliés : citron, kiwi, orange, pomme, betterave, carotte, céleri, chou-fleur, chou vert, chou brocolis, oignon, poireau… Pensez aussi à bien vous hydrater : 1,5 L d’eau par jour peu minéralisée et à mettre en mouvement le corps avec une activité physique adaptée.

Anne Daudin, Naturopathe

NB : Les informations contenues dans cet article vous sont données à titre indicatif. Elles s’appuient sur des travaux scientifiques, des études cliniques ou des usages traditionnels reconnus. Ces informations ne peuvent en aucun cas remplacer l’avis d’un professionnel de santé ou conduire à la suppression ou à la substitution d’un traitement médical. Il ne saurait engager la responsabilité de Natésis® ou de l’auteur de l’article s’il en était fait une interprétation relevant du domaine médical (diagnostic ou traitement).

[1] Panahi, Y. & al (2012) : Investigation of the effects of Chlorella vulgaris supplementation in patients with nonalcoholic fatty liver disease: a randomized clinical trial. Hepato-gastroenterology 2012; 59(119), 2099-2103
[2] Bedirli A. & al (2009) : Administration of Chlorella sp. microalgae reduces endotoxemia, intestinal oxidative stress and bacterial translocation in experimental biliary obstruction. Clinical Nut 2009; 28(6), 674-678.
[3] Janczyk P. & al (2009) : Microbial community composition of the crop and ceca contents of laying hens fed diets supplemented with Chlorella vulgaris. Poult Sci. 2009 Nov; 88(11) :2324-32.

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